Ameimse a cité Après le matin par Sabrina Calvo
Le sas ouvert en dégagement de textile décomposé préservé momifié murmuré soupiré - à peine. Expiration creux de ventre puis j'inspire et je passe le seuil. Me semble apercevoir une fugue de noir, tulle ou organza réfléchissant dans le renfermé un veilleur évanoui - pure clarté de ténèbres : avertissement. M'avertir de quoi ? Je n'ai pas ma place ici, tout est mensonge - je mens à tout le monde, à moi-même, à ma mère, à ces mots : croire à mon bullshit en prose déliée de sens, documentés les pas vers les quadruples larmes. J'imagine les oripeaux en flammes. Tout me semble déjà perdu. Tout qui vrille dans mon bas-ventre, électrique désir de voiles - passés un par un vers le sacré du coeur battant. Jusqu'au cubicle aux chiffres compliqués, le bureau de consultation se tire en plaque transparente. M'asseoir, sage, les mains en giron sur la jupe et les collants opaques qui dissimulent le rapiècement. L'assistant se dirige vers un tiroir. Ses gants pianotent une combinaison et glisse le plateau lubrifié. J'attrape une fuite de soi entre deux doigts coulisses et puis dépliée, soudain, la peau transparente couches de blanc de crème de vieux, de flou. Étalé devant moi, ce cadavre. Je ne voulais pas constater les dégâts du temps lent sur sa peau.
Extrait de la nouvelle "futique".
Extrait de la nouvelle "futique".


















