Sans Dec a commencé la lecture de L'essence de l'art par Iain M Banks (La culture, #3)

L'essence de l'art de Iain M. Banks, traduit par Sonia Quémener (La culture, #3)
Recueil de nouvelles dans le cycle de la Culture.
Sans Dec
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Procrastinatrice professionnelle devoreuse de Fantasy SF, Fantastique, et de temps en temps des trucs sérieux. Lectrice plus ou moins régulière. Je navigue également sur Mastodon
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Recueil de nouvelles dans le cycle de la Culture.
Ce deuxième roman #SF #spaceopera du cycle de la Culture nous en apprend un peu plus sur cette civilisation expansive. C’est une civilisation utopique tournée vers les loisirs, l’abondance et l’assimilation d’autres civilisations. À ce stade on ne sait pas encore trop pourquoi, ni ce que deviennent les assimilés, vu que tous les personnages sont soit des humains soient des intelligences artificielles.
Dans ce roman, c’est un joueur professionnel qui va aider la Culture à assimiler une civilisation ultra patriarcale dont un jeu de stratégie est au centre de la structure sociale.
La lectrice de 2025 que je suis garde à l’esprit pas mal de questions concernant la cohérence de cette civilisation : - le personnage principal du premier roman soupçonnait les machines de diriger la Culture, et c’est également l’impression que l’on a après avoir fini ce tome ; les vaisseaux et drônes sont considérés comme …
Ce deuxième roman #SF #spaceopera du cycle de la Culture nous en apprend un peu plus sur cette civilisation expansive. C’est une civilisation utopique tournée vers les loisirs, l’abondance et l’assimilation d’autres civilisations. À ce stade on ne sait pas encore trop pourquoi, ni ce que deviennent les assimilés, vu que tous les personnages sont soit des humains soient des intelligences artificielles.
Dans ce roman, c’est un joueur professionnel qui va aider la Culture à assimiler une civilisation ultra patriarcale dont un jeu de stratégie est au centre de la structure sociale.
La lectrice de 2025 que je suis garde à l’esprit pas mal de questions concernant la cohérence de cette civilisation : - le personnage principal du premier roman soupçonnait les machines de diriger la Culture, et c’est également l’impression que l’on a après avoir fini ce tome ; les vaisseaux et drônes sont considérés comme des êtres conscients et des citoyens à part entière auxquels sont très souvent délégués toutes les tâches de coordination, d’organisation, de ménage, de logistique. - on passe beaucoup de temps à se demander combien de systèmes solaires ont vu leurs ressources épuisées pour la construction d’une de ces monumentales stations orbitales de taille planétaire, ou tous les vaisseaux plus gros encore qui parcourent la galaxie. Il n’y a aucune préoccupation écologique, il m’est arrivé de me demander ce qu’ils pouvaient bien faire de leurs déchets.
En dehors de ces préoccupations, c’est un roman agréable à lire. Il ne faut juste pas lui demander d’être réaliste ou moderne.
Pour ce troisième tome qui mêle #dystopie, #vampires, #sorcieres et tous les personnages féériques d’ #urbanfantasy, @jeanneadebats@corneill.es nous entraîne dans un roman résolument féministe, antiraciste, antivalidiste et moderne. Y sont fait mention de violences sexuelles et systémiques. Un beau point final bien émouvant.

Je m'appelle Agnès Cleyre et je suis une sorcière. Une vraie cette fois. Ignorée durant toute mon existence par mes …
Si vous avez suivi le premier commentaire concernant cette trilogie de @jeanneadebats@corneill.es , j’ai donc dévoré le deuxième tome dans la foulée. Ce tome 2 reprend Roméo et Juliette comme mode d’emploi féérique… C’est vampiriquement drôle. #vendredilecture #urbanfantasy
Pour sortir un peu du cycle de la Culture (Iain Banks), je me suis plongée dans l’univers #urbanfantasy de @jeanneadebats@corneill.es Je connaissais déjà Navarre en lisant Métaphysique du Vampire, que je vous recommande également très vivement. Dans ce roman, on retrouve les convents de #vampires parisiens. C’est drôle et palpitant. J’ai adoré les personnages. Je me suis jetée sur les autres tomes (et comme j’ai trois ou quatre #vendredilecture de retard, il est possible que je vous spamme avec dans la journée. Bref, courez-y et bonne année. :)
Pour sortir un peu du cycle de la Culture (Iain Banks), je me suis plongée dans l’univers #urbanfantasy de @jeanneadebats@corneill.es Je connaissais déjà Navarre en lisant Métaphysique du Vampire, que je vous recommande également très vivement. Dans ce roman, on retrouve les convents de #vampires parisiens. C’est drôle et palpitant. J’ai adoré les personnages. Je me suis jetée sur les autres tomes (et comme j’ai trois ou quatre #vendredilecture de retard, il est possible que je vous spamme avec dans la journée. Bref, courez-y et bonne année. :)

La paix, sous la Parentèlité. L’unité, dans le Treble. Telle est la mission des trois Mains, celle que tout Ecclésiaste, …
Après "Le bracelet de jade" l'an passé, Argyll publie deux nouveaux textes de l'autrice chinoise Mu Ming, toujours proposés grâce à la traduction de Gwennaël Gaffric. L'autrice opte cette fois pour un cadre non plus historique, mais celui d'un futur proche, aux confins du récit science-fictionnel, pour explorer les manières dont la technologie influe sur, et peut contribuer à fonder/refonder notre rapport au réel comme à celleux qui nous entourent. Elle le fait en investissant la thématique de l'art, que décline différemment chacun des deux textes. Ces derniers partagent un même parti d'écriture : des descriptions fines et détaillées, au sein desquelles l'autrice dessine avec soin des contours et met en scène des jeux de lumières et de couleurs. Certaines pages apparaissent ainsi comme de véritables compositions artistiques qui se dévoilent au fil d'une lecture très visuelle. En adoptant un tel style "Colorer le monde" est l'occasion de s'interroger sur …
Après "Le bracelet de jade" l'an passé, Argyll publie deux nouveaux textes de l'autrice chinoise Mu Ming, toujours proposés grâce à la traduction de Gwennaël Gaffric. L'autrice opte cette fois pour un cadre non plus historique, mais celui d'un futur proche, aux confins du récit science-fictionnel, pour explorer les manières dont la technologie influe sur, et peut contribuer à fonder/refonder notre rapport au réel comme à celleux qui nous entourent. Elle le fait en investissant la thématique de l'art, que décline différemment chacun des deux textes. Ces derniers partagent un même parti d'écriture : des descriptions fines et détaillées, au sein desquelles l'autrice dessine avec soin des contours et met en scène des jeux de lumières et de couleurs. Certaines pages apparaissent ainsi comme de véritables compositions artistiques qui se dévoilent au fil d'une lecture très visuelle. En adoptant un tel style "Colorer le monde" est l'occasion de s'interroger sur la construction d'un commun médiatisé par des technologies, lesquelles changent et standardisent les expériences visuelles, la réception de ce que l'on voit comme leurs expressions par un langage lui aussi en mutation. Une histoire pleine de sensibilité autour de rapports mère/fille qui m'a touchée. "Qui possède la lune ?" explore quant à elle les enjeux matériels et économiques de la création, des espaces que l'on peut trouver dans des conditions contraintes, mais aussi toute l'ambivalence de technologies qui peuvent influer et redistribuer certains rapports de force. Un texte dense, avec quelques ellipses, dont j'aurais aimé voir certains aspects plus développés. Au fil des deux portraits de figures féminines qui sont esquissées, l'autrice attire donc l'attention des lecteurices sur l'importance du regard et sur la manière dont il peut déterminer un certain rapport de monde, que peuvent perturber, voire bouleverser, des technologies, mais aussi d'autres points de vue - à condition d'être capable de les recevoir. Le style d'écriture m'a tout autant marqué que les thèmes abordés : j'espère que d'autres écrits de cette autrice seront prochainement traduits.
Le sas ouvert en dégagement de textile décomposé préservé momifié murmuré soupiré - à peine. Expiration creux de ventre puis j'inspire et je passe le seuil. Me semble apercevoir une fugue de noir, tulle ou organza réfléchissant dans le renfermé un veilleur évanoui - pure clarté de ténèbres : avertissement. M'avertir de quoi ? Je n'ai pas ma place ici, tout est mensonge - je mens à tout le monde, à moi-même, à ma mère, à ces mots : croire à mon bullshit en prose déliée de sens, documentés les pas vers les quadruples larmes. J'imagine les oripeaux en flammes. Tout me semble déjà perdu. Tout qui vrille dans mon bas-ventre, électrique désir de voiles - passés un par un vers le sacré du coeur battant. Jusqu'au cubicle aux chiffres compliqués, le bureau de consultation se tire en plaque transparente. M'asseoir, sage, les mains en giron sur la jupe et les collants opaques qui dissimulent le rapiècement. L'assistant se dirige vers un tiroir. Ses gants pianotent une combinaison et glisse le plateau lubrifié. J'attrape une fuite de soi entre deux doigts coulisses et puis dépliée, soudain, la peau transparente couches de blanc de crème de vieux, de flou. Étalé devant moi, ce cadavre. Je ne voulais pas constater les dégâts du temps lent sur sa peau.
Extrait de la nouvelle "futique".
Extrait de la nouvelle "futique".

The Culture - a human/machine symbiotic society - has thrown up many great Game Players, and one of the greatest …
C’est un #spaceopera #SF au rythme effréné. Je suis étonnée qu’il n’ait pas été adapté au cinéma. Si la traduction indique clairement qu’il a vieilli (faire la connaissance d’UN conseiller pour s’apercevoir que c’est une femme, ça fait drôle)
Le poète aveugle peignait cette époque lointaine avec des mots, et ces mots sont désormais les yeux qui me font regarder la vérité. Comment décrire ce que je vois ? Pour les Grecs anciens, chaque couleur du monde possédait une identité distincte. Mais plutôt que des nuances sur une échelle chromatique, leur regard se concentrait davantage sur des degrés de luminosité. "Vineux" ne décrivait pas simplement une teinte entre le rouge et le bleu, mais un mélange de lumière et de mouvement, une nuance changeant au gré des heures et des saisons. C'était cette qualité qui restituait le mieux leur perception. Ils discernaient les variations chromatiques les plus subtiles, mais ils y accordaient peu d'importance. Comme la mer étincelante sous le crépuscule ou le flanc ruisselant de sueur d'un taureau. Ce que moi je ressens dans mon gobelet, c'est un liquide caramélisé aux ondulations scintillantes.
— Colorer le monde (suivi de :) Qui possède la lune ? de Mu Ming

Horza, l'un des derniers métamorphes, peut modifier sa forme à sa guise, ce qui en fait une redoutable machine de …
Un court recueil de cinq nouvelles qui permet de retrouver avec beaucoup de plaisir (mais de façon trop brève) la plume de Becky Chambers et l'ambiance qu'elle sait insuffler dans ses écrits. Y sont explorés des thèmes qui lui sont chers : il y est question de rapport à l'autre/aux autres, de singularité et d'acceptation des différences, de solidarité et de construction du commun, le tout avec en filigrane des critiques formulées depuis ces mondes science-fictionnels imaginés qui entrent directement en résonance avec notre monde contemporain. Si les différents sujets abordés empruntent à des classiques du genre SF et paraissent familiers, l'autrice donne toujours une orientation, y apporte un éclairage ou une chute, qui lui sont propres. On croise dans ces textes de la douceur et de l'amertume, de la mélancolie mais aussi de l'espoir, des doutes et de l'empathie, le tout porté par une écriture toujours sincère, qui prend …
Un court recueil de cinq nouvelles qui permet de retrouver avec beaucoup de plaisir (mais de façon trop brève) la plume de Becky Chambers et l'ambiance qu'elle sait insuffler dans ses écrits. Y sont explorés des thèmes qui lui sont chers : il y est question de rapport à l'autre/aux autres, de singularité et d'acceptation des différences, de solidarité et de construction du commun, le tout avec en filigrane des critiques formulées depuis ces mondes science-fictionnels imaginés qui entrent directement en résonance avec notre monde contemporain. Si les différents sujets abordés empruntent à des classiques du genre SF et paraissent familiers, l'autrice donne toujours une orientation, y apporte un éclairage ou une chute, qui lui sont propres. On croise dans ces textes de la douceur et de l'amertume, de la mélancolie mais aussi de l'espoir, des doutes et de l'empathie, le tout porté par une écriture toujours sincère, qui prend soin de chacune des figures mises en scène.
Chacune de ces nouvelles a su me parler, mais s'il y en a une qui m'a particulièrement touchée (voire bouleversée), c'est la très courte et simple "Chrysalide" qui évoque la parentalité et l'amour d'une mère face aux choix de sa fille.
– L'homme nous a domestiquées en très grande partie, nous épuise, intoxique, a dévié nos liens, notre cycle, nos flux. Dans ce monde parallèle qu'on appelle la fiction, un esprit humain armé d'un criterium et d'un cahier ligné, nous donne voix, afin de nous exprimer par la littérature. – On en parle, de la manière dont sont fabriqués le papier et les criteriums ? Le papier sur lequel elle écrit est-il recyclé ? hurlent les Cascades, furieuses. [...] – Permettez-moi de reprendre, poursuit, stoïque, la Présidente, qui a été élue pour sa capacité à rester calme quel que soit le mouvement des planètes, de la Lune (car la Présidente est de l'espèce tranquille des Étangs). Permettez-moi de vous dire une chose importante. Un esprit humain - d'humaine, plus exactement, qui sait tout ce que cette catégorie de "femme" a d'artificiel... – Comme les Lacs artificiels ? la coupe petit Ru. Meyrosse s'agace et recouvre la voix fluette, impertinente de Ru, par ses remous, en créant un bruit blanc. – Cette humaine, donc, reprend la Présidente, est convaincue que le langage agit sur la réalité, qu'il impacte la matière au sens où il a le pouvoir de modifier les cadres de perception du réel chez l'humain, ce qui pourrait avoir pour conséquence de modifier ses actes, tous ses comportements et ses liens au vivant. – Nous avons donc affaire à une mégalomane, soupire, accablée, une Chute épuisée, qui depuis des années ne fait plus que ruisseler. Une mégalomane qui pense qu'en nous convoquant avec le langage, là, sous son criterium, elle pourra changer la réalité. – Mais pourquoi pas, après tout ? intervient Meyrosse, dans l'Antiquité, les humains nous percevaient comme des êtres dotés d'une conscience et d'une volonté propre. – Et au cours de notre siècle, le district d'Urorillo au Pérou a reconnu l'Eau comme un être vivant. Le Fleuve Gange et la Yamuna en Inde, ainsi que le Fleuve Whanganui en Nouvelle-Zélande ont maintenant le statut d'entités vivantes pourvues d'une personnalité juridique, de même que la Magpie au Canada ! récite Ruisseau, tout cela est bien passé par des textes de loi écrits par des humains ! – Fayot, murmure Ruisselet agacé d'entendre son grand frère réciter les leçons de droit des cours d'Eau que leur inflige Meyrosse. – La question qui se pose à nous, aujourd'hui, résume la Présidente, c'est de savoir si la littérature a le pouvoir de lutter contre les mégabassines.